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jeudi 11 avril 2013

Chuckanut 50

Presque 8 mois jour pour jour après le Knee Knacker, je me retrouve de nouveau sur la ligne de départ d’un ultramarathon. En mémoire, les longues heures passées sur la Baden Powell à maudire mon pied, mes jambes, mes blessures. Mais en ce matin d’hiver, avec Cendrix et quelque 400 autres coureurs, il est temps de faire une croix sur une mauvaise expérience, et de commencer une nouvelle ère. Compte-rendu de Chuckanut 50.

 

mercredi 6 mars 2013

La route cabossée vers Chuckanut


La route n’est pas sans heurt vers Chuckanut 50. Ce long parcours, semé d’embûches, mais aussi de bons moments partagés avec des amis chers, touchera sa fin dans environ une semaine et demie. Si des blessures ralentissent ma progression, le fait d’être bien entouré aide à garder le moral au beau fixe. Je m’étais promis un 50 km en mars, et 50 km il y aura.

mardi 29 janvier 2013

Speedgoat 50, Utah

J'ai souvent dit que je voulais ma revanche au Knee Knacker. Je l'ai dans la gorge, cette course, coincée dans le gosier. Ce que je prévoyais être la plus longue course de ma vie s'est transformée en un interminable calvaire. J'ai passé les dernières deux heures sur les sentiers à me dire qu'en 2013, ce serait une autre histoire. Et je me le suis répété souvent depuis...

Profil d'élévation, Speedgoat 50
Une publication d'Ellie Greenwood sur Facebook a fait chamboulé le plan, encore une fois. La fierté de North Vancouver s'est inscrite à Speedgoat 50 et en faisait part à ses fans. La course est bien connue, notamment parce qu'elle est organisée par le légendaire Karl Meltzer et qu'elle attire la crème de la course en sentiers. L'an passé, Kilian Jornet, Rickey Gates, Max King et Anton Krupicka prenaient respectivement les 4 premières positions, et Jason Loutitt, de Squamish, terminait 9e. Cette année, Gates, King et Krupicka croiseront encore une fois le fer, et Sage Canaday, un des meilleurs coureurs américains, sera aussi de la partie.

mardi 18 décembre 2012

Sprint final - 2012

Phantom Run 24 km – 17 novembre 2012

4/76 - 1:55:51
Joseph Gray
Joseph Gray. Champion américain de course en montagne, sur 50 km et au Xterra. Pour une raison qui m’est inconnue, notre surhomme est sur la ligne de départ du Phantom Run en cette belle matinée d’automne. Je l’ai croisé pendant mon réchauffement. Grand, élancé, ses jambes m’arrivent à peu près à mi-torse. On sait tous qu’il va gagner, c’est quand même excitant d’avoir la chance de le côtoyer. Aussi de la partie, Nathan Barrett, gagnant du Knee Knacker, et Carl Reilly, 1er au Hallow’s Eve 21 km. Ça en sera pas une facile…

Le départ est à tombeau ouvert. La preuve : je parcours les deux premiers km en 3 :46 et 3 :30, des temps que je peux difficilement tenir sur une track. J’ai décidé de courir côte à côte avec Gray, juste pour voir. Après 2 km, je décide que c’est préférable pour ma santé de ralentir un peu. Je me trouve au 5e rang, derrière Reilly et Nick Sunderland. Ma stratégie : me tenir pas loin derrière, et attendre que l’un des deux abdique. Rapidement, Sunderland s’essouffle, et je sais que je m’en débarrasserai dans la longue montée sur Homestead. Ce que je ne savais pas c’est Reilly s’y trouverait aussi.



mardi 6 novembre 2012

Une course pas de sang, c'est pas une vraie course!


Ceux qui me connaissent le savent, j’ai la fâcheuse habitude de tomber, peu importe la vitesse, la surface ou la difficulté du parcours. Je me perds dans mes pensées, ou j’accélère un peu trop, et boum! ça y est, encore sur le cul (ou les genoux, les mains, le visage…). Ça m’est arrivé à Whistler, Chilliwack, North Vancouver, le weekend dernier, et ça m’arrivera encore. Les risques du métier. « What doesn’t kill you make you stronger », non? C’est vrai, mais ça fait mal quand même.

Le 27 octobre, c’était le retour à la compétition. 1re course sur sentier depuis la catastrophe knee knackerienne, j’avoue que ça me stressait un peu. Les coureurs approuveront : on arrête 1 semaine et on pense qu’on a tout perdu. De mon côté, ça faisait 3 mois. Donc je doutais; de ma vitesse, de mes capacités, et surtout de mon désir de vaincre. Est-ce que j’ai toujours ce feu en moi? Toujours envie de me dépasser (et tant qu’à y être de dépasser les autres)?
La course : le Hallow’s Eve. 10 ou 21 km. J’ai déjà fait le 10 à deux reprises, et terminé 6e et 2e. Cette année, j’y vais pour le demi, plus près de mon objectif à moyen terme, Chuckanut 50.

dimanche 14 octobre 2012

Tout ce qui monte doit redescendre...


22 septembre 2012, North Vancouver

Du moins c'est ce que dit la Loi de la gravité. Ça ne s'applique pas toujours à la course en sentier, malheureusement. La Grouse Grind Mountain Run en est un bel exemple. 2,9 km, 853 mètres de montée, aucune perte d'élévation, aucune dans le sens de "y en a pas, jamais, pantoute, arrête d'espérer".

Le déclenchement des hostilités

Le téléphone sonne, un numéro qui m'est inconnu. Réponds, réponds pas... Bah, je décroche. C'est un employé de Grouse Mountain, qui m'invite à participer à la course du 22 septembre. Mon résultat à Seek the Peak, en juin, me vaut cette invitation. Seek the Peak, c'est un agréable 16 km presque exclusivement en montée qui compromet sérieusement la santé de vos poumons. La Grouse, ce n'est même pas 3 km. Pfff! Honnêtement, ça m'intéresse plus ou moins. Je n'aime pas particulièrement ce sentier, trop touristique, trop aménagé, trop artificiel. Quand je me rends à Grouse, c'est plutôt pour gravir la BCMC à côté, moins touristique, moins aménagée, moins artificielle (note à moi-même : acheter/dictionnaire/synonymes). Alors que je cause avec ledit employé, j'apprends que je peux courir gratuitement. Le fait d'être invité, ça fait plaisir à l'égo; le fait de ne pas payer, ça fait plaisir au portefeuille. J'accepte donc. Mon nouveau copain ajoute alors : "I assume you will run elite." "Of course", que je réponds. J'aurais dû ben dû don dû fermer ma grand yeule... (Richard Desjardins, pour les ceuzes qui manquent de culture musicale.)