L’expression n’est pas de moi, mais plutôt d’un ami. J’espère qu’elle
n’est pas péjorative, ou sexiste. Les pouliches à Ben, ce sont Marie-Josée,
Mylène et Caro. Mes trois athlètes. Il y a de cela quelques mois, elles m’ont demandé
de leur concocter un programme d’entraînement pour la course. À la base,
j’étais un peu réticent. Je n’ai pas de formation d’entraîneur, n’ai pas étudié
le corps humain ou la kinésiologie, et me suis mis plutôt récemment à
l’entraînement dit sérieux. Tout ce que j’ai, c’est mon expérience, mes
lectures, et surtout la suite impressionnante d’erreurs que j’ai commises au
fil des ans (et ça continue, croyez-moi!).
La job d’entraîneur, c’est délicat. Je veux éviter à mes protégées de
commettre des bourdes. J’aimerais aussi qu’elles performent bien, qu’elles
s’amusent, qu’elles me tiennent au courant de leur progression, qu’elles
poussent fort mais pas trop… Il m’est parfois difficile de réaliser que mes
ambitions ne sont pas nécessairement les leurs, et qu’elles ne courent pas pour
les mêmes raisons que moi.
Le weekend dernier, premier test sérieux pour mes pouliches, au
FallClassic 10 km (Vancouver).